Un blog dédié à la culture, au patrimoine et au devoir de mémoire de la Pointe de Caux. Découvertes locales, artistes ,lieux emblématiques...
18 Janvier 2026
Vendredi 16 janvier, la Salle Michel Vallery vibrait au rythme d’un concert pop rock très attendu. Deux formations aux univers complémentaires, MICXO et Métaphore, ont offert au public une soirée chaleureuse, énergique et profondément fédératrice.
Dès les premières notes, l’ambiance s’est installée. Une salle attentive, réactive, portée par l’envie simple de partager un moment de musique vivante. Ici, pas de distance entre la scène et le public : regards, sourires, silences suspendus… la connexion était là.
Avec MICXO, la soirée s’ouvre sur un répertoire de reprises revisitées, porté par une énergie communicative. Le groupe havrais assume une pop rock directe, efficace, qui parle à toutes les générations. Une entrée en matière idéale, où la complicité entre les musiciens se ressent immédiatement.
Puis vient Métaphore, formation 100 % normande, dont l’identité musicale s’affirme dès les premiers morceaux. Textes en français, regard humaniste, énergie maîtrisée : le groupe embarque la salle dans un univers à la fois engagé et sensible. Un moment fort, marqué notamment par ces instants où le temps semble s’arrêter, quand le public éclaire la salle de ses téléphones, créant une atmosphère presque irréelle.
Au-delà de la performance musicale, cette soirée est aussi le reflet d’un travail collectif : artistes, techniciens, service culturel, organisateurs. Quand le concert se termine, le travail continue en coulisses : démontage, échanges, mots partagés. Ces moments discrets font aussi partie de la vie culturelle locale.
Ce concert pop rock à Montivilliers illustre parfaitement ce que peut être une programmation culturelle de proximité : accessible, qualitative, humaine. Une soirée où la musique devient un lien, un langage commun, et où chacun repart avec un peu plus que ce qu’il était venu chercher.
Il y a des soirs où je ne suis pas seulement là pour écrire, photographier ou raconter.
Je suis là parce que je connais les visages, les voix, les parcours.
Parce que beaucoup de ces artistes sont aussi des amis.
Alors forcément, ce concert n’était pas un moment comme les autres.
Il y avait de la fierté, de l’émotion, des sourires échangés, des regards complices.
Il y avait cette chaleur particulière qui naît quand la scène et la salle ne font plus qu’un.
Quand les projecteurs s’éteignent et que le public s’en va, il reste les discussions, les accolades, les « merci », les souvenirs qui s’impriment doucement.
C’est dans ces instants là que je mesure la chance que j’ai : être témoin, mais aussi partie prenante.
Et c’est exactement pour ces moments-là que je continue.